mercredi 10 décembre 2014

Nouveau témoignage sur l'institut médico-pédagogique de Launay

L'Institut médico-pédagogique de Launay était situé à Reugny. Il a accueilli des jeunes de 1960 à 1973. En réponse à un témoignage publié cet été (voir l'article sur l'Institut médico-pédagogique de Launay) à propos des conditions de vie des jeunes qui y étaient internés ("j’en suis reparti très déstabilisé, désorienté, mal dans ma peau"), un autre ancien élève a tenu à témoigner.

Voici sa réponse : "moi aussi j'ai vécu dans ce château de launay en 1962 et je n'ai comme vous que de mauvais souvenir battu à la trique par des jeunes femmes qui s'occupaient de nous entre guillemet en 1965 ont c'est évader à quatre, le tant d'une promenade de cet enfer ont à était retrouver 3 jours plus tard par les gendarmes je ne me souviens plus les noms de mes camarades, et il mon même obliger a faire la communion solennelle, le 13 juin 1965 que je ne voulais pas la faire.je me suis même battu avec la directrice de l’époque et que je lui ai casse le doigt elle l'avais bien mériter vu que l'ont était battu et toujours puni pour un oui et pour un non, je m'appelle claude Beauchaud j'ai maintenant 62 ans et je n'ai toujours pas oublie trop marquer par cette époque".

L'histoire récente de Launay nous réserve encore bien des surprises...

vendredi 5 décembre 2014

Présentation du livre samedi 6 décembre !

Attention, petite modification pour la présentation de 17h30 à Reugny, la présentation n'aura pas lieu Salle des votes mais dans la Salle de musique à côté. À demain !

dimanche 2 novembre 2014

Découvertes archéologiques à Neuillé

À l'occasion de l'enfouissement des réseaux du bourg de Neuillé-le-Lierre, une phase de sondages archéologiques a débuté la semaine du 27 octobre. Après la découverte de plusieurs squelettes (ce qui est normal près d'une église), la fin de semaine a été plus riche avec la découverte de deux sarcophages, toujours près de l'église. 
Ces sarcophages seront ouverts à partir de la semaine prochaine. Ils pourraient dater de l'époque mérovingienne. Une fois leur contenu analysé, nous pourrons en savoir plus sur les origines du bourg, qui font débat depuis le XIXe siècle. En effet, un texte de saint Grégoire parle d'une église fondée à "Noviliacus" par saint Baud au VIe siècle. Or, il existe trois Neuillé ou Neuilly en Touraine, et l'hypothèse que cette église soit bien à Neuillé-le-Lierre avait peu à peu était oubliée. De plus, on sait que les environs étaient habités à l'époque mérovingienne, puisque l'ermitage de Saint-Rigomer, sur le territoire de la commune, est fondé au VIe siècle.
Une autre question est posée, c'est que Neuillé est également qualifié de "Nouveau" ("Noviliacus") dans un texte du XIe siècle. Est-ce parce que cette qualification a subsisté pendant trois siècles, ou parce que le village est bien apparu au XIe siècle ? L'analyse des sarcophages et de leur contenu nous permettra de trancher plus facilement entre ces questions.
Photo page Facebook de la Commune de Neuillé-le-Lierre parce que je suis à Paris et que donc je ne peux pas prendre de photos !
Que pourra-t-on y découvrir ? Si on a beaucoup de chance, on pourra y trouver du mobilier funéraire (restes de vêtements, bijoux...) richement orné et en bon état, et, pourquoi pas, une inscription avec le nom du défunt ! Plus certainement, on ne trouvera rien d'extraordinaire, car aucun personnage d'importance n'est réputé avoir été enterré à Neuillé. De plus, le couvercle des sarcophages montre une taille de pierre imprécise, pas soignée. Malgré cela, ce sont surtout les personnages notables du village qui sont enterrés dans des sarcophages.
A priori, aucune reine Arégonde (511-580, mère de Chilpéric Ier, enterrée à Saint-Denis) n'a été inhumée à Neuillé. Il y a donc peu de chances qu'on trouve des fibules, boucles d'oreilles et de ceintures dans ces sarcophages. Mais on peut toujours espérer trouver quelques petits objets métalliques plus ou moins ornés ayant subsisté jusqu'à aujourd'hui.
À suivre !

samedi 25 octobre 2014

Il vous reste une semaine pour commander le livre !

Après plus d'un mois de collecte, la date limite des commandes approche ! Si vous n'avez pas encore commandé votre livre, vous pouvez imprimer ce bon de commande et l'envoyer à l'adresse indiquée. Sinon, vous pouvez essayer de me croiser à la foire à la bernache, j'aurai un tas dans mon sac !

vendredi 24 octobre 2014

Personnage célèbre : Jehan Juste

Jehan Ier est le plus célèbre des artistes de la dynastie des Juste. Il est né en 1485 près de Florence, où il reçut de son père les premiers enseignements de son art. En 1504, en compagnie de son frère aîné, Antoine, il suit le roi de France et s'installe en Touraine.
Si l'on réfléchit à la longue durée de la carrière artistique de Jehan Ier, la liste connue de ses œuvres est encore bien incomplète : Il sculpte le tombeau de Thomas James, évêque de Dol (Ille et Vilaine) en 1507 (mutilé à la Révolution). Il se rend à Saint-Denis pour y installer le monument funéraire de Louis XII et d'Anne de Bretagne (entre 1516 et 1531) qui passe pour être son chef-d'oeuvre et l'un des plus beaux mausolées de la Renaissance. Il aurait exécuté les statues des gisants du roi et de la reine, ainsi que les orants, tandis que les statues de Vertus sont attribuées à son neveu Juste de Juste.
Jean Juste exécute encore le tombeau de Thomas Bohier, le financier qui a fait construire le château de Chenonceau, à Saint-Saturnin de Tours (détruit à la Révolution), et le tombeau de Louis de Crevant, abbé de la Trinité de Vendôme (aussi détruit à la Révolution). De 1532 à 1539, il sculpte pour la chapelle du château d'Oiron, à la demande d'Hélène de Hangest, le tombeau de son mari, Artus Gouffier, et celui de sa belle-mère, dame de Montmorency. On lui doit également la vasque des fonds baptismaux de la cathédrale de Tours.
Il a un enfant (Jehan II) en 1510 et il décède en 1549. Lui et son frère possédaient une maison (qu'ils ont fait construire) à Tours, au 17 rue Paul Louis Courier.
Lien avec Reugny : Jehan Juste possédait le fief des Jouaneaulx (Jauneaux) autour de 1520. Malheureusement, il ne reste aucune trace de ce bâtiment, et un seul document atteste de ce lien entre le sculpteur et Reugny.

Sources : Mémoires de la société archéologique de Touraine (1885), Base Mérimée, Encyclopédie Universalis.

samedi 27 septembre 2014

Livre sur l'histoire de Reugny et Neuillé : Le projet Ulule est en ligne !

C'est parti ! Vous avez jusqu'au 1er novembre pour pré-commander votre livre (20€) ou faire un don simple. Pour cela, rendez-vous sur la page du projet Ulule. Si la somme minimale de 600€ n'est pas atteinte à cette date, le projet sera annulé et vous serez remboursés. À chaque palier de contribution, une contrepartie est offerte. Si vous souhaitez obtenir un livre, c'est le moment de participer !

mercredi 24 septembre 2014

Des nouvelles du livre : Qui en veut ?

Aucun éditeur n'est intéressé par la publication d'un livre sur l'histoire de deux communes aussi peu connues et peuplées ! Moi qui pensais que les petits éditeurs locaux voulaient promouvoir leur région, je me suis rendu à l'évidence qu'il n'existe quasiment aucun livre sur les petits villages non touristiques.
 La dernière solution qui s'offre à moi est donc l'auto-édition. Après consultation des tarifs en vigueur, il apparaît qu'il vaut mieux commander une grande quantité de livres pour faire réduire les prix (logique).
Il faut donc que je sache combien de personnes seraient intéressées par le livre. Il coûterait environ 20€.

mardi 23 septembre 2014

Journées du Patrimoine : Reugny au fil de l'eau

Une quarantaine de personnes se sont déplacées ce dimanche pour profiter de la visite sur le thème "Reugny au fil de l'eau". Au cours de la promenade, les conséquences liées à la présence de l'eau ont été abordées, des moulins aux tanneries, en passant par les rivalités seigneuriales.
Au lavoir, Danielle a fait une démonstration de rinçage de linge. Cette animation semble avoir été très appréciée.
Puis, au bord de la Brenne, Vincent a expliqué les problématiques actuelles du milieu naturel.
La visite s'est achevée, sous quelques gouttes, au moulin de la Vallière, pour y observer le bélier hydraulique. Pour voir les photos prises par Daniel, cliquez ici.
Merci à tous pour votre participation !

jeudi 18 septembre 2014

Que faire à Reugny pour les Journées du Patrimoine ?

Les Journées du Patrimoine ont lieu ce week-end, 20 et 21 septembre 2014. Sur Reugny, trois visites sont proposées.
Le château de la Côte ouvre ses portes pour des visites guidées des extérieurs à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h. 2€ par personne (gratuit - 18 ans). Découvrez ce château de la Renaissance, habité notamment par des notables tourangeaux, et dont la chapelle possède encore son vitrail du XVIe siècle.
Les extérieurs du château de la Vallière pourront être visités librement (9h-12h / 14h-18h). C'est dans ce château que Louise de la Vallière passe son enfance, avant de devenir maîtresse de Louis XIV. Il est construit dans la deuxième moitié du XVIe siècle et offre un point de vue sur l'église et le bourg.
Enfin, le Centre Culturel et d'Animation organise une visite guidée du village sur le thème "Reugny au fil de l'eau". Rendez-vous dimanche 21 à 14h30 sur la place de l'église. L'occasion de découvrir les industries disparues du village, les pollutions au fil des siècles, les différentes utilisations de l'eau...

mardi 5 août 2014

mardi 29 juillet 2014

De Tours à Reugny en vélo par la Voie Verte

Récemment inaugurée, la Voie Verte est une piste cyclable permettant de relier Vouvray à Reugny, en empruntant le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer Tours-Sargé le long de la Brenne. L'aller-retour de Tours à Reugny est faisable en 50km, mais cette distance peut être réduite, en partant de Vouvray par exemple. Pour les reugnois, il suffit de suivre le parcours à l'envers !
Voici une proposition de parcours : En partant de Tours, empruntez la Loire à Vélo sur la rive gauche jusqu'à Montlouis-sur-Loire. Faites un arrêt en face de Rochecorbon juste avant l'île de la Métairie.
Au niveau de la gare de Montlouis, il est possible de traverser la Loire sur le pont de chemin de fer.
Ce tronçon est déconseillé pour les familles avec jeunes enfants, car à la sortie du pont il faut nécessairement passer par la levée de la Loire en direction d'Amboise sur environ un kilomètre. Pour les autres, il offre une variante très sympathique, avec d'un côté le pont du TGV et le château de Moncontour...
et de l'autre Montlouis-sur-Loire.
À la sortie du pont, vous devez donc tourner à droite et suivre la levée de la Loire. Prenez la première à gauche après la carrière, contournez-là et passez sous la ligne de chemin de fer. Vous arrivez ensuite sur un des bras de la Voie Verte. Après une centaine de mètres, vous allez traverser la Cisse sur l'ancien pont de la ligne Tours-Sargé.
À partir d'ici, la piste cyclable est bien indiquée. Vous arrivez à Vernou sur Brenne, où la piste dévie quelque peu du tracé de la ligne de chemin de fer pour passer dans le bourg. Vous pouvez y faire une pause boisson et visite de l'église romane.
Après quelques centaines de mètres entre la Brenne et le coteau, vous prenez à gauche et traversez la rivière.
Vous rejoignez ensuite le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer, en passant sous le TGV. Vous êtes au cœur de la vallée et vous pouvez voir le vignoble de Vouvray sur les coteaux.
À partir du TGV, c'est une ligne droite jusqu'à Reugny, sur la voie qui est, sur ce tronçon, entièrement réservée aux piétons et cyclistes.
Vous passez le long du village de Chançay, le lavoir est sur la droite, puis, environ deux kilomètres avant d'arriver à Reugny, un petit panneau sur votre gauche indique le château de la Côte. Vous pourrez apercevoir ce château (privé) de la Renaissance à travers les sapins.
Enfin, vous arrivez à Reugny. Après une visite du bourg, il est temps de faire demi-tour.
Si vous avez l'habitude de faire plus de 50km à vélo, rien ne vous empêche de poursuivre votre parcours vers Neuillé le Lierre, en essayant de longer la Brenne.
Pour le trajet retour, afin de varier, vous pouvez prendre la direction d'Amboise et tourner à droite juste après le pont de Reugny sur la Brenne. Le chemin suit la rivière. Prenez à droite lorsqu'il se termine. Après quelques centaines de mètres et une petite montée, vous arrivez sur une tour. C'est le début des murs du Château de Valmer, surtout célèbre pour ses jardins.
Il serait dommage de passer le long des jardins sans les visiter, d'autant plus qu'ils sont ouverts tous les jours de juillet et août ! ;)
Après la visite de Valmer, continuez la route que vous avez emprunté, en direction de Chançay. Au bout de la départementale, prenez à droite, puis à gauche. Le chemin est parallèle à la Voie Verte. Passez sous le TGV, puis allez à droite au bout du chemin. Après environ 1km, vous retrouvez le tracé emprunté en sens inverse à l'aller, et vous arrivez à Vernou. Une fois le rond-point de Vernou dépassé, prenez à droite en direction de Vouvray.
Prenez la rue face à la mairie de Vouvray, passez à côté de la piscine et sous le château de Moncontour. Au bout de la rue du Petit Coteau, prenez à gauche. Prenez le quai de la Loire jusqu'à l'Office de Tourisme de Rochecorbon, situé en face de la Lanterne.
Enfin, 4,5km avant d'arriver à Tours, la guinguette de Rochecorbon est juste sur votre droite.
Bonne ballade ! Pour vous aider à vous repérer j'ai créé cette carte sur Google Maps :

Afficher Tours-Reugny par la Voie Verte sur une carte plus grande

dimanche 20 juillet 2014

Article dans la NR

Un article me concernant a été publié aujourd'hui dans la Nouvelle République, pour le voir : Cliquez ici.

dimanche 13 juillet 2014

Au sommet de l'église de Reugny

Plus vieil édifice de la commune, l'église de Reugny est loin d'avoir délivré tous ses secrets. En pénétrant dans ses parties cachées, c'est une partie oubliée de son histoire que l'on découvre.
On accède à la charpente de l'église par un escalier construit en 1850. Avant cette date, c'est une échelle qui en permettait l'accès.
Au cours de la montée, on découvre que la voûte d'ogive construite en 1889 n'a pas remplacé la voûte en berceau qui existait avant.
En fait, la nouvelle voûte a été construite sous l'ancienne, créant ainsi un deuxième niveau au-dessus de l'église. L'intérieur de l'église avant 1889 était donc plus haut qu'aujourd'hui.
Le lattis de la voûte était en très mauvais état, c'est ce qui a conduit à la création d'une nouvelle voûte.
Lors de la construction de la nouvelle voûte, les poinçons et entraits, qui font partie des pièces de charpente visibles de l'intérieur de l'église, ont été sciés.
C'est pourquoi on peut voir des pièces donnant dans le vide.
Le dessus de la voûte en berceau et de la voûte d'ogive, à travers le torchis. Les pièces de bois sont numérotées. 
La charpente de la nef.
Sous le clocher, on peut encore voir un mécanisme (XVIIIe siècle ?).
L'échelle et le plancher du clocher. Le sol est fait de planches de récupération.
La cloche date de 1863. Elle est fondue avec la cloche de 1715 qui été fêlée. Traditionnellement, elle porte le nom de Médard.
Une partie du bourg, vu d'une des ouvertures du clocher.
Seule la partie Sud-Ouest du bourg est visible, les autres côtés du clocher n'étant pas ouverts.
De l'intérieur, le vrillement du clocher n'est pas visible. En revanche, on ressent bien les tremblements lorsque sonne la cloche. Le vrillement pourrait donc facilement être d'origine naturelle.
Seul le dessus de la nef est accessible. Sans matériel, tout le reste de l'église ne peut pas être atteint. La photo ci-dessous montre une ouverture permettant d'accéder au dessus du choeur, partie reconstruite en 1889. De là, il est peut-être possible d'accéder au dessus des chapelles... 
Merci à Nicolas Toker et Axelle Théhin ! La suite peut-être un jour !